Je suis une fan finie des projets collectifs. Je pense que c’est parce que ça me donne espoir en l’humanité. Quand je vois des gens se rassembler autour d’un sujet ou d’un objectif commun juste pour le plaisir sans rien attendre en retour, je suis heureuse dans mon cœur d’idéaliste. J’ai donc décidé de faire un article pour mettre en valeur ces beaux projets qu’on connait peu ou pas du tout pour qu’on soit plus nombreux à y participer.

 

1-Les pianos publics

La musique dans des lieux publics c’est tellement génial! J’adore me promener et entendre quelqu’un jouer d’un instrument ou chanter. Ça met de l’ambiance et ça rassemble. Les pianos publics permettent à n’importe qui de pouvoir jouer dans la rue tout simplement. J’adore le concept! Je n’ai pas encore eu l’occasion d’en profiter au Québec (j’ai seulement entendu quelqu’un en jouer dans la gare de Paris), mais il y en a de plus en plus dans certaines villes du Québec. Pour suivre un peu l’évolution du «phénomène », je t’invite à aimer la page Facebook Les pianos publics. Il y en a à Trois-Rivières, La Prairie, Shawinigan, Saint-Jean-sur-Richelieu, Québec, Montréal, Saint-Eustache, Saint-Lambert, Saint-Bruno, Joliette, Saint-Jérôme, Laval, Lac-Mégantic, Saint-Georges, Rouyn-Noranda… Le savais-tu?

 

2-Les journaux de rue

On connait à peu près tous le journal l’Itinéraire. Ce journal de rue est situé à Montréal et permet à des personnes itinérantes ou à risque de l’être d’améliorer la qualité de leur vie en faisant quelques dollars tout en retrouvant un peu de confiance en elles en abordant des inconnus. Tu sais de quoi je parle, je suis certaine. Eh bien, en achetant ce journal,  en plus d’apporter ton aide au camelot, le magazine t’ouvre sur des initiatives sociales qui améliorent le bien-être de tous. Pour moi, c’est un très beau projet collectif parce que, même si on a tendance à mettre l’accent sur les aspects positifs du camelot (et il y en a pleins!), il y a toute une communauté autour. Il y a les gens qui achètent, les gens qui écrivent, les compagnies engagées qui achètent de la publicité dans les journaux, les sujets abordés qui touchent la société ainsi que l’ouverture à l’itinérance. Les camelots deviennent souvent des figures positives dans leur milieu que ce soit pour les autres personnes qui vivent des difficultés ou les citoyens autour qui finissent par les connaître par leur prénom. Savais-tu qu’il existe d’autres magazines du genre au Québec? À Sherbrooke, il y a le Journal de rue de l’Estrie. À Québec, on retrouve Le Magazine de rue La Quête.  À Drummondville, il s’agit de La piaule. En Outaouais, il y a le Portail de l’Outaouais. À Trois-Rivières, le journal se nomme La Galère. Juste pour te convaincre encore plus de participer, je t’invite à lire l’article suivant de Les Pas Sortables : 20 raisons qui expliquent pourquoi j’achète mon journal de rue.

 

3-L’Accorderie

L’Accorderie c’est une coopérative développée sous l’angle d’échanges de services. Aucun argent n’y circule. Ça fonctionne par banque d’heures échangées. Une heure de service rendue équivaut à une heure de service reçue. Quel genre de service? Ça peut être très varié : cours de langue, gardiennage, initiation à un sport, aide en cuisine, couture, accompagnement pour rendez-vous, comptabilité, massage, cours de musique, aide en informatique, peinture, etc. Tu peux retrouver une liste des différentes options sur le site Internet de L’Accorderie. Cela permet non seulement d’apprendre quelque chose, d’être aidé pour une tâche difficile pour soi ou d’aider à son tour, mais permet également de rencontrer de nouvelles personnes. Au Québec, il y en a dans plusieurs villes  : Montréal, Longueuil, Rimouski, Sherbrooke, Baie-Comeau, Québec, Shawinigan, Trois-Rivières, etc. Va voir le site Internet de L’Accorderie pour plus de détails. Pour ma part, je m’inscris très bientôt! À suivre!

 

4-Les bibliothèques de rue

Pour rendre la lecture de plus en plus accessible, plusieurs groupes de citoyens ont mis en place des bibliothèques de rue ou bibliothèques communautaires. Ce sont habituellement des boîtes/maisons en bois où sont regroupées plusieurs livres en tout genre. Les gens qui passent peuvent prendre un livre en y mettant idéalement un des leurs. Cela permet un partage et une plus grande ouverture à la culture. On en retrouve dans plusieurs villes du Québec : Alma, Rivière-du-loup, Québec, Val d’or et Rouyn-Noranda, Montréal, etc. Il y a aussi des boîtes exclusivement pour des livres d’enfants qu’on appelle des Croque-livres.  Il y en a partout à travers le Québec. Un autre phénomène un peu semblable se nomme le Passe-livres. Au lieu de retrouver les livres dans une boîte à un endroit précis, il se retrouve dans un lieu public (banc de parc, cafés, autobus, école, etc.). Le projet Libérez les livres! a des points de partage où il est permis de laisser des livres et en prendre d’autres. Bref, comme tu peux voir, il y en a des livres en circulation prêts à être lus.

 

5-Les unités de médiation citoyenne

Peu de gens le savent, mais tu peux avoir accès à des médiateurs citoyens pour t’aider à gérer tes conflits. Un conflit perdure avec le voisin au sujet de la clôture? Une dispute avec un membre de ta famille te gruge de l’intérieur? Un malentendu avec une amie t’empêche de vivre sereinement? Il existe plusieurs unités de médiation citoyenne à travers le Québec. Ce sont des bénévoles qui sont formés pour t’aider à mieux gérer tes conflits et à t’aider à communiquer avec la personne avec qui tu es en froid. En plus d’être super accessible, c’est complètement gratuit. J’ai fait mon stage au sein d’un organisme de justice alternative et j’ai vu toutes les belles situations qui peuvent être réglées avec l’aide des médiateurs citoyens. C’est un beau projet collectif qui vise le mieux vivre collectif. Il y en a plusieurs à travers la province. Ce sont les organismes de justice alternative qui l’offrent. Pour plus d’informations, va voir le site du Regroupement des organismes de justice alternative du Québec.

 

6-Les frigos communautaires

Les frigos communautaires sont en expansion depuis quelques années et j’adore ça! Ce sont des frigos qui sont installés dans des lieux stratégiques d’une ville pour lutter contre le gaspillage alimentaire. Dans ma ville (Sherbrooke!), on attend notre quatrième frigo qui sera à l’Université (les trois autres sont au centre-ville, au Cégep et sur le terrain d’une serre. L’arrivée de ces frigos dans ma ville a amené un effet collectif auprès des citoyens, mais également des restaurateurs et entreprises alimentaires. Ainsi, au lieu de perdre certains aliments, les restaurants, boulangeries, producteurs maraîchers et bien d’autres viennent porter leurs aliments en trop au Frigo Free Go. Les citoyens peuvent également amener leurs produits en trop (fruits, légumes et boulangerie…) et prendre d’autres produits s’ils en ont besoin. Bien que cela aide les gens plus démunis, tout le monde a le droit de prendre des aliments dans le frigo puisqu’on vise d’abord et avant tout de diminuer le gaspillage alimentaire. Selon les organisateurs, il y a très peu de pertes, car les aliments trouvent preneurs. Plusieurs autres villes ont aussi leur propre frigo. Il y a entre autres à Montréal le Garde-manger du monde à Parc-Extension, le Fridge à Rosemont , le Fridge Amherst au centre-ville et le petit Pantagruel à Hochelaga. Il y a aussi le frigo des récoltes à Roxton Pond, le Frig-o-don de Brossard, à Granby et à Waterloo, à Québec, à Gatineau, au Saguenay,etc. Informe-toi auprès de ta ville. Qui sait? Peut-être y en a-t-il un tout près!

 

7-La Fête des voisins

La Fête des voisins c’est une occasion de rencontrer les gens de notre quartier pour créer des liens et améliorer le vivre ensemble. C’est organisé une fois par année par des citoyens du quartier qui se mobilisent pour créer quelque chose d’intéressant. J’ai découvert le concept cette année, mais je n’ai malheureusement pas pu y aller. C’est partie remise pour l’année prochaine. Par contre, voici une vidéo d’une personne qui raconte plusieurs bons côtés de cette fête. C’est une excellente occasion pour se présenter à ses voisins et ouvrir le dialogue. Ce n’est pas toujours facile créer des liens en vieillissant et cela peut être une option intéressante. J’aime beaucoup ce type d’événements puisqu’il est 100% citoyens. Ça prend des citoyens pour l’organiser et des citoyens pour y aller. Prochaine date : 9 juin 2018. Tu pourrais peut-être l’organiser l’an prochain? Pour plus d’infos, je t’invite à aller sur le site Internet de la Fête des voisins.

 

J’espère que tu auras appris l’existence d’au moins un service et que tu trouveras du plaisir à y participer. Connais-tu d’autres projets collectifs trippants?